Une histoire de rencontres et d’amitié

L’histoire de Burkina Songré est d’abord et avant tout celle de plusieurs rencontres : la rencontre entre deux pays, la France et le Burkina, entre deux cultures, en somme entre un burkinabè et des français.

En effet, suite à un parrainage entre un groupe d’Amnesty International du Val d’Oise et un groupe de jeunes étudiants d’Amnesty Burkina Faso, nous avons eu la chance de faire la connaissance d’Urbain YAMEOGO qui était le coordonnateur dudit groupe.

D’abord de passage à Paris pour le Conseil International au Mexique en 2003, puis en séjour en France à l’occasion de différentes formations, nous avons reçu Urbain à la maison, entourés de la famille, de nos amis et des militants de notre groupe. Ces rencontres nous ont permis d’échanger sur la vie au Burkina Faso et en particulier sur le quotidien des habitants de son village Bougrétenga.

En 2006, nous accueillons Urbain en stage, puis aux études à l’Université de Créteil. Notre désir d’en savoir davantage sur le Burkina ne faisait que s’amplifier, mais aussi notre souhait de participer à la dynamique de développement local qui avait été enclenchée par les associations et groupements locaux, au nombre desquels l’Association pour le Développement de Bougrétenga.

Nous avons été très admiratifs des combats que mène la population avec notamment le projet de Centre de santé soutenu par la communauté de Nivelles en Belgique, et Urbain nous a fait part des difficultés à mobiliser les ressources pour appuyer les projets développement et satisfaire aux besoins de la population. Ces difficultés nous interpellaient individuellement et collectivement. Nous avons ainsi décidé de créer cette association qui a pris forme le 20 Mars 2007 marquant ainsi notre volonté d’aider ce village et sa population à mener à bien leurs projets.

Notre ami nous a particulièrement parlé des problèmes spécifiques qui touche à l’éducation des enfants au village. Lui a eu plus de chance que les autres enfants, étant parmi les rares du village à accéder aux études secondaires puis universitaires et il en était conscient. La faible scolarisation des enfants en général et des filles en particulier, le décrochage scolaire et le taux de déperdition scolaire entre le primaire et le secondaire particulièrement élevé sont autant de maux qui minent l’éducation à Bougrétenga. [1] C’est ce qui justifie que l’éducation soit inscrite dans les priorités de Burkina Songré.

C’est aussi l’histoire du développement et de la consolidation de liens d’amitié.

Après avoir connu connu Bougrétenga et le Burkina Faso par Urbain, nous avons décidé de faire le déplacement sur place en 2008, en 2010 et puis en 2014. A chacun de nos voyages, nous avons été accueillis par une foule joyeuse. Nous avons séjourné parmi eux, partagé leur quotidien, leurs joies (une joie de vivre malgré les adversités, fêtes traditionnelles de Tangana) et dans une certaine mesure leurs difficultés. Nous avons aussi pu constater l’évolution des projets soutenus par Burkina Songré.

La relation d’amitié qui s’est tissée à travers Urbain n’a fait que se renforcer. Burkina Songré, à travers l’ADB est devenu un acteur majeur du développement local et la population le lui rend bien. Jackie ROUILLON, notre présidente a ainsi été élevée au rang de notable traditionnelle par le chef du village, avec le titre de Malgré-Naaba (chef du développement). A travers elle, c’est l’oeuvre des membres et sympathisants de notre association qui est reconnue à sa juste valeur. Et c’est aussi une invite à ne pas relâcher notre engagement à leurs côtés.

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